​Ils réinventent l’eau potable | SOPSA Plomberie


mardi, mars 28, 2017

Ils réinventent l’eau potable | SOPSA Plomberie

Tour d’horizon des innovations qui pourraient bien changer le monde.

 

Grâce au filtrage naturel

Cette «fontaine à eau» utilise un système de filtration non chimique. Il permet de dissoudre la boue et de détruire tous les virus et bactéries à l’origine des diarrhées, du choléra et des hépatites. Cinq filtres, de sable, de charbon actif et de céramique, permettent cette ultrafiltration. Un seul filtre doit être remplacé tous les trois ou quatre mois, les autres s’entretiennent par un lavage à l’eau, dont la technique est inculquée aux populations locales. Une fontaine, ou «cube», traite 1 m 3 d’eau par heure.

En 2017, plus de 2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable, droit pourtant fondamental.

Ingénieurs comme humanitaires se rassemblent autour d’une idée commune: créer des systèmes d’assainissement simples, efficaces et maîtrisables par les populations locales à long terme.

Les nouveautés technologiques en matière d’assainissement se multiplient. Elles poursuivent la même ambition: permettre aux populations victimes du manque d’eau de maîtriser les outils du progrès.

 

Un cube pour sauver des vies

Ce bidon à roulettes, réutilisable et facile d’utilisation, a des airs de boîte aux lettres. Safe Water Cube, ou «cube d’eau potable». Il est né de la rédemption d’un ingénieur nantais, Jean-Paul Augereau, en voyage d’affaires à l’étranger, il contracte une septicémie en buvant de l’eau infestée, manque de mourir et remet sa vie en question. Un travail avec un coach lui donne envie de «redonner quelque chose aux gens».

Le Bénin, le Sri Lanka et le Sénégal ont reçu les premiers Safe Water Cube, il y a un an. A l’automne passé, les cubes ont poussé en Haïti, dévastée par l’ouragan Matthew.

Un «Cube» coûte 5900 francs, montage compris. La vente est totalement exclue. Depuis janvier, une quarantaine de cubes ont été installés à travers le monde. Plus de 500 autres sont en préparation.

 

Moissonner le brouillard

Innovant, le système tire pourtant ses racines des pratiques ancestrales des autochtones des îles Canaries. Au Maroc, l’ONG Dar Si Hmad développe le projet depuis dix ans dans la région sèche de l’anti-Atlas, caractérisée par un climat tropical du désert. Les changements climatiques y ont aggravé la sécheresse.

Menée par des femmes, l’ONG gère 600 m2 de filets et le premier observatoire du brouillard au monde, au sommet de la montagne Boutmezguida. L’eau récoltée alimente cinq villages. Le projet de recherche en cours souhaite inclure huit nouveaux villages et s’étendre dans d’autres régions souffrant du manque d’eau.

Le Prix Elan des Nations Unies pour le changement climatique, décerné par l’ONU, a récompensé l’ONG en septembre passé. Pour l’originalité du projet mais aussi pour son ancrage dans la société locale.

Si les jeunes hommes de la région sont formés à la construction des filets, les femmes sont les principales impliquées, dans la continuité de la tradition marocaine des «gardiennes de l’eau».

 

Entrepreneuriat humaniste

L’initiative SwissBlueTec Bridge, lancée par la Direction du développement et de la coopération, accorde prêts sans intérêts et soutien technique aux PME suisses disposant de prototypes fonctionnels dans le domaine de l’assainissement de l’eau. Les projets doivent être uniques, dans leur modèle d’affaires ou dans leur technologie.

Sur la base d’appels à propositions, huit programmes ont déjà été financés, après examen par un jury d’experts. L’un d’entre eux, Swiss Intech, a fait la liaison Kinshasa – La Tour-de-Peilz. Sa pompe mobile, capable de récolter jusqu’à 240 litres d’eau par heure et actionnée par l’énergie solaire, s’est implantée dans plusieurs villages congolais, en partenariat avec des acteurs locaux. A l’heure actuelle, 110 000 personnes ont bénéficié des projets lancés par Swiss Bluetec Bridge.

 

Pour en savoir plus sur l’eau potable, contactez SOPSA Plomberie.