​Un data center chauffe l'eau d'une piscine de Paris à 27°C | SOPSA Guadeloupe


jeudi, mai 25, 2017

La piscine de la Butte-aux-Cailles, à Paris, est la première à être dotée d’une chaudière numérique. Un mode de chauffage économique et écologique…

Après les pompes à chaleur et le chauffage urbain, voici le chauffage numérique. La piscine de la Butte-aux-Cailles accueille dans le sous-sol des serveurs qui transfèrent de la chaleur dans les bassins intérieur et extérieur. Un système qui fonctionne 24 heures/24 pour les deux piscines ouvertes toute l’année.

De la chaleur recyclée par des serveurs

Pour garder l’eau du bassin extérieur de 25 mètres de long à une température de 27 °C, même en hiver, l’utilisation de la chaleur produite par les serveurs informatiques est judicieuse. Ces derniers, immergés dans un bain d’huile, sont couplés à unsystème de chauffage de la piscine par un jeu d’échangeurs. Cette entreprise a remporté l’appel d’offres de la mairie de Paris lancé en 2015 dans le cadre de son plan climat. Du fait d’une très faible perte d’énergie, le rendement de leur data center est évalué à 95 %.

Stimergy revend la chaleur 15 à 20 % moins cher que la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU), fournisseur d’énergie de l’établissement. L’entreprise spécialiste des chaudières numériques revend à la mairie de Paris 8 à 9 centimes le kWh. Le système couvre entre 8 et 10 % des besoins de consommation de la piscine.

Une autre entreprise bénéficie du data center, Team To. Stimergy devient l’hébergeur de l’antenne parisienne de ce studio d’animation 3D qui peut ainsi développer sa capacité de calcul pour produire des films.